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" Au milieu des sables
de l'Afrique, quand on se rend aux Syrtes et à
Leptis Magna, on rencontre une cité nommée
Tacapa. Là sous un palmier très élevé
croit un olivier, sous celui-ci un figuier, sous le figuier
un grenadier, sous ce dernier la vigne ; sous la vigne
on sème du froment puis des légumes et des
herbages ; et tout cela dans la même année
et croissant à l'ombre les uns des autres "
(Pline, Histoire Naturelle, XVIII, LI). Tacapa est bien
le nom antique de Gabès, vantée également
au moyen âge |
| (El Bekri et El-Idrissi, XIe-XIIe
s.) jusqu'au XVIe siècle (Léon l'Africain).
En plus de son ancien intérêt stratégique,
l'un des meilleurs verrous de Tripolitaine, de la richesse
de son oasis qu'a si bien décrite Pline dans son
histoire naturelle, de la beauté de sa plage et
de l'activité grandissante de son port moderne,
Gabès est fière d'avoir accueilli au VIIe
siècle l'un des compagnons du Prophète Sidi
Boulbaba dont la tombe jouit, jusqu'à nos jours,
d'une grande vénération. Très animé
et colorié, le marché " Jara "
de Gabès impose toujours une visite. Dans le musée
Sidi Boulbaba on peut voir de très intéressants
objets des traditions populaires berbères et d'importantes
collections de bijoux en or et en argent. De Gabès
dans la direction de l'ouest, s'étend le grand
lac salé de Chott El Jerid (ci-dessus) au-delà
du lac il y a quelques-unes parmi les plus belles oasis
de montagne. |
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